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L’infobésité

L’infobésité (ou surcharge informationnelle) nous a tous gagné avec l’ère du numérique. C’est l’excès d’information à laquelle nous sommes soumis chaque jour.

Que regardez-vous juste avant de vous coucher et au réveil ? Bien entendu…votre smartphone !

Combien de notifications et combien de temps passez-vous chaque jour à regarder un écran à la recherche de la dernière information ? Certes c’est parfois une nécessité professionnelle mais cette nécessité n’est-elle pas exagérée ?

L'infobésité (ou surcharge informationnelle) nous a tous gagné avec l'ère du numérique. C'est l'excès d'information à laquelle nous sommes soumis chaque jour.

Sur ces trente dernières années, l’humanité a produit plus d’informations qu’elle n’en avait produit en 2000 ans d’histoire !”

Caroline Sauvajol-Rialland

Pourquoi cela nous pose problème ?

Tel des zappeurs fous nous scrollons sans cesse d’une information à l’autre. Nous cherchons en permanence l’information nouvelle afin d’être à la page.

Cela peut entrainer différents désordres :

  • Des troubles de l’attention
  • Des troubles de la concentration
  • Des difficultés à prendre des décisions
  • De l’anxiété
  • Une cyberaddiction
  • Un manque d’esprit critique

“Un cadre reçoit dix fois plus d’informations aujourd’hui qu’il y a dix ans, et il en produit chaque année 10 % de plus”

Caroline Sauvajol-Rialland

L’infobésité joue aussi un rôle dans la qualité des relations humaines. Nous devenons de plus en plus formatés par l’instantanéité et la superficialité. Nos relations humaines, personnelles et professionnelles en pâtissent, avec des conversations de type SMS, sans échanges profonds et sincères.

Vers une quête informative raisonnée

“Si nous sommes ce que nous mangeons, nous sommes aussi ce que nous lisons et regardons”.

Caroline Sauvajol-Rialland

Comme pour tout sentiment de saturation, on peut se poser la question “comment je consomme l’information”, à quel rythme. On peut faire un relevé de notre consommation en notant chaque jour pendant une semaine le temps que nous passons devant un écran à la quête de la dernière nouvelle. C’est certes fastidieux mais fort instructif et les découvertes vous blufferont.

Ensuite plutôt qu’une déconnexion totale, une réorientation et un tri dans nos sources d’information sera un vrai plus. Se désabonner des newsletters que l’on ne lit pas, supprimer toutes les alertes, abandonner les médias anxiogènes seront un grand pas vers une plus grande sérénité.

Au bureau, c’est parfois plus compliqué s’il n’y a pas de politique d’entreprise. On peut tout de même installer une routine mail :

  • En ne laissant pas sa boite mail ouverte en permanence et en ne consacrant que 2 plages horaires dans la journée à la lecture et au traitement des mails.
  • En passant au contact direct au-delà de 3 échanges de mail.
  • Eviter les “répondre à tous” et les envois à une liste impressionnante pour info.

L’idée majeure pour ne plus se sentir en surcharge informationnelle est de limiter, sélectionner et surtout hiérarchiser les informations que nous recevons, en un mot faire un grand désencombrement pour favoriser la relation directe avec nos proches mais aussi favoriser notre ressourcement.